La loi du 6 janvier 1999 et le Dogue Argentin

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LE DOGUE ARGENTIN "LOF & NON LOF" N'EST PAS CATEGORISE par la Loi n° 99-5 du 6 janvier 1999 relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux.
 
Idées préconçues, chiens stigmatisés, loi de 1999, nouvelles mesures de prévention et de répression. Alors qu'aucune race n'est plus agressive qu'une autre, certains types de chiens ont été catalogués de chiens dangereux et mis à l'écart, dans le but de leur extinction. L'actualité n'ayant aucunement rassurée les propriétaires, les futurs adoptants ou acquéreurs de la race du Dogue Argentin. Un magnifique molosse à l'apparence d'un chien dangereux pour certains et d'un exceptionnel chien de compagnie pour d'autres ! Nullement agressif mais dissuasif de par son physique impressionnant !
 
La législation en vigueur sur "les chiens dits dangereux" résultent de plusieurs lois, décrets, arrêtés et circulaires qui se sont enchaînés rendant difficile le travail des autorités de contrôle. Les policiers nationaux, gendarmes et policiers municipaux souvent néophytes sont équipés d’un tableau représentant vaguement les chiens catégorisés ne sachant plus qui contrôler. Quel chien est « méchant » et « dangereux » ?
 
Pour quelle raison le Dogue Argentin n'a t'il pas été catégorisé ?  question-23-06-2009-liste-races-concerneees-par-categorisation-ne-sera-pas-augmentee.pdf question-23-06-2009-liste-races-concerneees-par-categorisation-ne-sera-pas-augmentee.pdf
  
Rappelons que la carte d'identification est la carte d'identité de votre Dogo, qu'il soit inscrit au Livre des Origines Françaises (L.O.F) ou non, elle reprend ainsi toutes ses caractéristiques et vos coordonnées. Seule pièce légale justifiant de la race de votre molosse !
 

fiona-191.jpgPar conséquent, le dogue argentin L.O.F (dit avec papiers) ou NON L.O.F (dit sans papiers ou TYPE), chien de chasse au gros gibier n'est pas soumis aux obligations visant les chiens dits "dangereux" de 1ère et 2ème catégories.

Lors d'une acquisition ou d'une adoption, nous vous informons sur les mesures relatives à sa détention, à savoir

Il ne doit pas être porteur d'une muselière lors de vos balades,
 
Vous devez le tenir en laisse sur la voie publique et dans certains lieux publics comme tout autre chien,
 
Vous pouvez le promener en toute liberté en forêt ou dans les parcs l'y autorisant,
 
Vous devez avoir sa carte d'identification sur vous, sa race y est mentionnée "de race ou de type dogue argentin", lors d'un contrôle de police, vous ne serez pas inquiété,
  
Vous ne devez pas consulter votre vétérinaire pour lui faire passer une évaluation comportementale,
 
Vous ne devez pas attester d'une formation d’aptitude portant sur l’éducation et le comportement canins,
 
Vous ne devez pas effectuer de déclaration en Mairie pour aviser le Maire de sa présence sur la commune,
 

Vous devez le faire identifier par une puce électronique depuis le 1er juillet 2011, en cas de perte ou de fugue sur la voie publique vous lui éviterez la fourrière,

Vous pouvez ou non le vacciner contre la rage, la vaccination antirabique en cours de validité est obligatoire que dans les zones infectées par la rage,

Vous pouvez ou non la stériliser ou le castrer,

Vous devez aviser votre Assurance (responsabilité civile) de sa présence dans le foyer, en cas d'accident ou de morsure, elle prendra en charge les frais de remboursements,

Vous trouverez l’ensemble des textes légaux relatifs aux chiens dits "dangereux" disponibles en cliquant sur le lien suivant : legislation.pdflegislation.pdf

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L'apparition au début des années 1990 du "phénomène pitbull" s'est traduite par le développement de la présence de ce chien principalement dans les quartiers sensibles,

Un certain phénomène de mode s'est développé, pour partie lié au prestige tiré de la possession d'un tel molosse, devenu symbole de force et synonyme de domination pour son propriétaire ou détenteur. Il est devenu chez certains, un instrument de défiance de l'autorité établie, utilisé comme une arme par destination contre les policiers ou d'autres victimes potentielles, voire même pour assurer la sécurité des transactions de l'économie souterraine,

L'engouement observé pour ce type de molosse s'est progressivement étendu à des nouvelles races similaires, telles que les "Terriers", les "Tosas" ou les "rottweilers",

Corrélativement, le nombre d'accidents recensés à connu une progression spectaculaire, accompagnée d'une augmentation des blessures graves dont les enfants en bas âge furent les principales victimes en raison de leur morphologie assimilable à celle d'un objet de jeu,

Le développement de ce fléau a conduit le législateur à renforcer le dispositif pénal de 1996, en assimilant à une arme l'utilisation de l'animal pour tuer, blesser ou menacer, en complément du régime du droit commun sur la responsabilité civile. C'est dans ce contexte qu'est intervenue la loi du 6 janvier 1999 relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux, cette loi visait à éradiquer en 10 ans les pitbulls en instituant l'obligation de les stériliser et en interdisant leur importation. Elle encadre strictement la propriété et la garde de l'ensemble des chiens potentiellement dangereux de première et deuxième catégories, dans un souci de sécurité publique,

En 1999, encore peu connu, le Dogue Argentin attire une clientèle peu recommandable, son côté impressionnant lui permettra de connaître à ses dépens les combats dans les citées.

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Idées préconçues, chiens stigmatisés, loi de 1999, nouvelles mesures de prévention et de répression. Alors qu'aucune race n'est plus agressive qu'une autre, certains types de molosses ont été catalogués de "chiens dangereux" et mis à l'écart dans le but de leur extinction,

L'actualité n'ayant aucunement rassurée les propriétaires, les futurs adoptants et acquéreurs de molosses dont le Dogue Argentin, magnifique molosse à l'apparence d'un chien dangereux pour certains et d'un exceptionnel chien de compagnie pour d'autres ! Nullement agressif mais dissuasif de par son physique impressionnant, il est au quotidien sujet aux préjugés des citoyens... tel Chien, tel Maître dit-on ?

Qu’est-ce qu’un chien de catégorie ? Un "molosse" qui a mordu un enfant et qui a été médiatisé ? Les chiens dits "dangereux" ne sont-ils pas tout simplement des chiens victimes d’un effet de mode aussi néfaste soit-il, d’un acharnement médiatique, des chiens abandonnés aux mains de maîtres irresponsables ?

La loi sur les "chiens dits dangereux" a, selon nous, pour principal effet d’éradiquer non pas les chiens dangereux mais les chiens de type molossoïde. Une fois de plus, certains parlementaires et responsables des Ministères se sont éloignés des réalités du terrain pour privilégier des principes démagogiques fondés sur la lecture des faits divers. Aussi, entre la stigmatisation et la médiatisation erronée et abusive, les associations et refuges recueillent chaque jours des dizaines de molosses pour le refus de mise en conformité légale (340 à 500 euros) en 1998 (237 molosses) - en 1999 (800 molosses) et sur le seul premier semestre de 2000 (1800 molosses), sans oublier  les abandons aux portails des fourrières qui euthanasient à tour de bras ou, pire encore, la maltraitance et les actes de cruauté que ces molosses subissent jusqu'à la mort en toute impunité par leur propriétaire !

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La législation sur les chiens dangereux résulte de plusieurs lois, décrets, arrêts et circulaires qui se sont enchaînés rendant difficile le travail des autorités de contrôle. Les policiers nationaux, gendarmes et policiers municipaux, équipés d’un tableau représentant vaguement les chiens catégorisés ne savent plus qui contrôler. Quel chien est « méchant » et « dangereux » ? . loi-n-99-5-du-6-janvier-1999.pdfloi-n-99-5-du-6-janvier-1999.pdf

Une première loi datant du 6 janvier 1999 divisé les chiens en deux catégories : « les plus dangereux » et les « moins dangereux ». Sur quel critère à telle été conçue ? Surement pas sur les statistiques de morsures en France, le but de cette loi était tout simplement de tenter de limiter les chiens dit dangereux à travers la stérilisation des chiens de 1ère catégorie et le contrôle et le suivi des chiens de 2ème catégorie à travers des papiers officiels attestant leur origine au LOF,

La définition par la loi des "types de chiens susceptibles d'être dangereux" en deux catégories "les chiens d’attaque - les chiens de garde et de défense" est subjective et ambiguë,pour nous, les "types de chiens susceptibles d’être dangereux" sont ceux qui ne sont pas correctement éduqués par leurs propriétaires, ceux qui se conduisent mal sont, avant tout, des chiens mal conduits,

C’est pourquoi, quel que soit son origine, sa taille ou sa race, un chien est "potentiellement" dangereux quand il est mal socialisé et mal éduqué. Il est donc subjectif, voire impossible de définir un ensemble de caractères morphologiques particuliers pour décrire un chien "dangereux". Les appellations choisies par les parlementaires sont, d’ailleurs, particulièrement ambiguës. Qui peut dire exactement la différence entre un "chien d’attaque et un chien de défense" ? Une personne mordue considérera, à juste titre, qu’elle a été attaquée alors que le possesseur de l’animal pourra affirmer qu’il a défendu ses biens ou sa propriété. Il n’est pas étonnant qu’aucun texte législatif ne définisse précisément ces notions. A la rigueur, on pourrait définir le chien de défense ou d’attaque comme un animal dressé ou conditionné à la pratique du mordant (comme le sont certains chiens dans la police, en gardiennage ou en clubs canins) mais les chiens concernés par cette pratique n’ont pas été définis par les décrets du Ministère comme des chiens "susceptibles d’être dangereux",

La catégorisation des "chiens dangereux" en fonction de leur race (par décret du Ministère) est un principe injuste qui punit les maîtres et leurs molosses pour des actes qu’ils n’ont pas commis,

Plutôt que de définir la dangerosité en fonction d’un apprentissage particulier, le Ministère a préféré catégoriser les chiens en fonction de leur race. Ce principe est inacceptable car il n’est fondé que sur des a priori. Tous les scientifiques le disent "la dangerosité d’un chien n’est pas une affaire de race mais d’éducation". Il serait plus judicieux de favoriser la pratique de l’éducation canine plutôt que de stigmatiser l’opinion publique sur certaines races de molosses. De plus, avec la loi de 1999, sous prétexte de prévention, "un chien dangereux n’est plus un chien qui a mordu mais un chien qui pourrait mordre",

La "loi n° 99-5 du 6 janvier 1999 relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux", a eu comme effet positif un certain recul du nombre de chiens dits "dangereux" aux mains des délinquants des citées mais ce texte comporte des lacunes, il généralise une race en la classant comme dangereuse au lieu de sélectionner l'élément ayant un comportement agressif, comme cette loi n’a pas fonctionné comme le voulaient les autorités, une autre loi apparaît…

L'homme est un bien plus grand prédateur pour nos enfants, à travers toutes les facettes de notre société (maltraitances, délinquance et délinquance routière) que nos chiens. Bien plus de personnes sont victimes sur les routes chaque années, les voitures n’ont jamais été interdites, au contraire, elles sont de plus en plus puissantes contrairement aux chiens qui eux sont systématiquement bridés (muselés et tenus en laisse) sur la voie publique.

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Une seconde loi datant du 20 juin 2008, plus logique dans la recherche et la réponse aux cas de morsures même si malheureusement la catégorisation des molosses n’a pas été supprimée. En effet cette loi ajoute à la précédente, entre autres : une évaluation comportementale sur demande du maire, une attestation d’aptitudes, un permis de détention de chiens de 1ère et 2ème catégorie en plus des traditionnels vaccins et assurance,

La "visite comportementale" est une pratique risquée pour nos molosses comme pour les vétérinaires : La plupart des chiens sont "susceptibles d'être dangereux" non pas parce qu'ils sont malades mais parce qu'ils sont mal éduqués par leurs propriétaires. C'est pourquoi la visite comportementale qui doit permettre de savoir si un chien est "normal" ou "dangereux" est une pratique risquée techniquement et juridiquement pour la profession vétérinaire. On ne décèle pas la "dangerosité d'un chien" comme on diagnostique une fracture ou un cancer. Risquée pour les molosses qui n'ont pas la chance d'avoir des propriétaires expérimentés ou irresponsables. Le meilleur et le plus équilibré des chiens mis entre les mains d'un maître incompétent à de grande chance de représenter un danger. La vision médicale de la dangerosité ne fait pas l’unanimité et de nombreux vétérinaires sont dubitatifs voire opposés à cette mesure qui risque de nuire, à court terme, à leur clientèle et à l’image de leur profession.

La "formation des propriétaires à la connaissance du chien" est une bonne chose mais elle risque d'avoir des vertus limitées et devrait être appliquée à tous les propriétaires de chiens quel que soit sa race et sa taille : Il ne suffit pas de donner quelques conseils théoriques aux propriétaires pour éduquer parfaitement son compagnon. Beaucoup de propriétaires connaissent parfaitement les principes de base du comportement canin mais sont incapables d'appliquer des règles de conduite cohérentes avec leur compagnon. L'éducation canine est, avant tout, une activité pratique, c'est pourquoi la remise d'une "attestation d'aptitude" sans épreuve de conduite nous semble avoir des vertus limitées.

Rien de réjouissant finalement, si ce n’est l’évaluation comportementale qui d’ailleurs est obligatoire pour tous les chiens dans certains pays. Donc certains chiens bénéficient toujours d’un délit de sale gueule, coupables de leurs origines.

dsc02989.jpgDepuis 1999, les tempêtes médiatiques développent chez la population une peur irrationnelle du molosse. Cette mauvaise réputation affecte également tous les propriétaires responsables et passionnés. Dans cet esprit, la loi s'est attachée à organiser un équilibre entre la liberté de détention d'un molosse catégorisé et les impératifs de sécurité publique dans un cadre préventif d'interdictions et d'obligations contraignantes assorti de sanctions,

Toutes les mesures prises ont permis de diminuer fortement la population des chiens de type molossoïde. Les contraintes techniques, administratives et financières qu'elles imposent aux propriétaires irresponsables ont entraîné et entraîneront irrémédiablement encore de nombreux abandons, des euthanasies et des maltraitances ainsi qu'une orientation vers d'autres races de molosse non concernées par cette loi. Il est vraisemblable que l'extension des deux listes établies de manière à inclure les races émergentes ne conduirait qu'à un nouveau déplacement du phénomène. En effet, il existe et il existera toujours une race de substitution à celles qui sont interdites. De plus, s'il n'existait pas une telle race de substitution, quiconque la souhaite n'aurait aucune difficulté à la créer,

Alors que de plus en plus de pays abandonnent ces lois discriminatoires au profit d’une politique de prévention, la France continue à durcir ses lois sur les chiens dits « dangereux ». Les médias quant à eux continuent à jouer la carte de la peur et du rejet de ces molosses qui pourtant sont les moins mordeurs dans notre pays.

Cette loi n’est telle pas un raccourci qui ne s’attaque pas aux problèmes de fond : l’éducation, l’information et la sensibilisation des publics à risque (les enfants notamment) ? Il existe pourtant d’autres solutions non coercitives et positives pour réduire les agressions canines en développant et en valorisant la pratique de l’éducation canine, voilà une véritable priorité citoyenne car n'oublions pas, que pour chaque chien, il y a un maître auquel il faut parfois rappeler des règles de conduite et de vie en société élémentaires.

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Plusieurs facteurs pourtant maîtrisables par l’homme peuvent rendre un chien quel que soit sa race "dangereux"

Une mauvais socialisation, de mauvaises conditions d’élevage : C’est au cours des huit premières semaines de sa vie que le chiot se trouve dans une phase vitale dite de « socialisation ». C’est là qu’il est censé découvrir la vie et tous les stimuli auprès de sa mère, de ses frères et sœurs et surtout de l’homme, son éleveur, forgeant ainsi son « caractère »,

Une mauvaise éducation, de mauvaises conditions de détention ou d’élevage : Passées ces deux mois de socialisation, le maître joue un rôle primordial dans l’éducation, l’apprentissage de la propreté, l’obéissance, trop souvent négligée. Certains propriétaires octroient des prérogatives de « chef de meute » à leur compagnon, un chien mal éduqué ou mal socialisé générera des troubles comportementaux. Les clubs d’éducation existent mais le manque d’assurance du maître et les prix élevés n’encouragent pas le détenteur à se tourner vers cet excellent moyen de corriger les travers de son compagnon,

Une mauvaise information des maîtres : Beaucoup de propriétaires acquièrent un Dogue Argentin sans même savoir ce que cela implique en termes de coût, de disponibilité, de responsabilité et de la durée de cet engagement,

Une mauvaise information des victimes : La victime potentielle a souvent peur des chiens et ou n’a pas les connaissances nécessaires à son approche. Des règles de base existent pour éviter que tout geste soit considéré comme une agression par l’animal (on ne caresse jamais un chien quel que soit sa taille que l’on ne connait pas, on ne le surprend jamais en arrivant par derrière ou en hurlant…),

Un travail correct de la part des éleveurs, un véritable apprentissage par les maîtres des conditions de détention et de vie de leur Dogue Argentin, une véritable information du public quant au mode de fonctionnement d’un chien permettrait d’éviter nombre d’agressions et de morsures. Un Dogue argentin bien socialisé et éduqué n’a pas lieu de développer des troubles du comportement tant vers ses congénères qu’envers l’homme,

Plutôt que de stigmatiser certaines races ou le chien en général, il est donc grand temps de faire évoluer la législation pour permettre un meilleur contrôle des conditions d’élevage et de détention mais aussi d’améliorer les connaissances des professionnels (éleveurs, soigneurs dans les chenils et refuges) et des propriétaires en ce qui concerne les besoins réels de l’espèce canine.

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Morsures de chiens en France : des statistiques qui dédouanent les chiens dits dangereux et les molosses
 
Contrairement à l’opinion publique, les morsures de chiens ne sont pas uniquement perpétrées par des Rottweiler, Doberman et autres Molossoïdes On constate dans le rapport exclusif publié par le Collectif Contre la Catégorisation des Chiens (4C) que les statistiques démontrent que les molosses catégorisés mordent moins que les autres. Ces chiens dits "dangereux" sont à l’origine de 7.4% des morsures durant la période (2006/2007) tandis que les chiens non catégorisés sont responsables de 92.60% des morsures ! De plus, ils ne représentent que 8.4% de la population canine, alors pourquoi s’acharner contre eux ? Pour télécharger le rapport complet cliquez sur le bouton suivant :morsurechiens.pdfmorsurechiens.pdf
 
Selon une étude menée en France, les races les plus souvent impliquées dans les morsures sur enfants sont : le Berger allemand (33.5%), les bâtards (19.2%), le Labrador (9%), les Bergers Belges (6%) et les Cockers (5.4%) : étude menée sur la base de 184 cas de morsures reçues dans un Centre antirabique (J.C. Fiiatre, A. Eckerlin, J.L. Millot, J.M. Estavoyer, J.P. Meye). Sauf que ces morsures ne font pas objet d’une médiatisation !
 

La morsure,  un problème de communication : Dans la plupart des agressions, le chien montre des attitudes et des mimiques avant l’attaque pour prévenir et ainsi éviter le conflit, si ces signes sont interprétés correctement, ils permettent éviter la morsure. Or, la plupart d’entre nous les ignorent, ce qui explique 66% des morsures selon le bureau de Communication de la Chancellerie d’État de Neuchâtel. Un nombre important de morsures peuvent être évitées si la population se familiarise avec le  langage corporel de leur compagnon,

Les différentes situations dans laquelle les accidents surviennent peuvent être classées en trois catégories différentes, à savoir : Situations liées à une bagarre entre chiens (tenter de les séparer), interactions avec l’animal (caresser, jouer ou brosser), sans interaction (croiser un chien à pied ou à vélo, accéder à un terrain).

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Les principales victimes sont les enfants par manque d’éducation

Il ressort que "les morsures sont plus nombreuses et plus graves quand la victime connait le chien mordeur (78%). Chez les adultes, les morsures surviennent souvent lorsque la victime cherche à séparer des chiens qui se battent, alors que chez les enfants, les morsures surviennent davantage lorsque le chien est dérangé",

Les enfants sont les premiers concernés. L'incidence annuelle des morsures ayant nécessité un recours aux soins a été estimée de 30 à 50 pour 100 000 enfants de 0 à 15 ans, selon l'enquête. "Chez les enfants les plus jeunes, les blessures sont plus nombreuses, plus graves et se situent souvent au niveau de la tête et du cou, ce qui peut entraîner des séquelles physiques, esthétiques et psychologiques",

Pour prévenir ce type d'accidents, les actions de prévention se multiplient. Vétérinaires, éducateurs canins, voire de "simples passionnés" de chiens entreprennent des journées de sensibilisation notamment dans les écoles ou les centres de loisirs pour les jeunes et leurs parents (propriétaires ou non d'un chien). Dans l'administration aussi, comme auprès des facteurs, entre autres. Trois à quatre d'entre eux seraient mordus chaque jour par des chiens lors de leur tournée,

Beaucoup d’enfants, surtout les plus jeunes, ne se rendent pas compte que votre Dogue Argentin est un être vivant et non une peluche,

Pour prévenir ces éventuelles blessures, il est sage d’enseigner à vos enfants à bien traiter leur compagnon. Quand il fait son entrée au sein de votre famille qui compte de jeunes enfants, la surveillance des parents est primordiale, jusqu’à ce que les enfants soient capables de se conduire de manière responsable,

Vos enfants doivent apprendre à montrer de l'affection à ce nouveau membre de la famille car la plupart d'entre eux ont tendance à le rudoyer plutôt qu’à le caresser. Certains Dogues Argentins ne peuvent le supporter. Ils doivent apprendre à le caresser et le prendre avec douceur, en évitant de le pousser, de lui porter des coups et de l’agacer de quelque façon que ce soit,

Quand c’est possible, vos enfants doivent contribuer aux soins quotidiens de leur compagnon, le nourrir, le brosser et le sortir en votre compagnie. Cette participation leur inculque le sens des responsabilités,

Votre Dogue Argentin doit également avoir son "oasis" dans la maison où il pourra s’isoler des enfants de temps à autre. Respecter ce besoin d’isolement est nécessaire pour son bien-être et son équilibre au sein du foyer,

Lorsque votre Ange Blanc est en compagnie de vos enfants, ils doivent éviter les mouvements brusques, les bruits intenses et les cris qui peuvent le surprendre ou l’effrayer. Vous devez leur enseigner la douceur,

Vos enfants doivent apprendre qu’avant de toucher un chien inconnu, ils doivent vous demander la permission. Tous les animaux ne sont pas nécessairement amicaux et certains peuvent considérer les enfants comme menaçants. De ce fait, la plupart des incidents de morsures mettent des enfants en cause,

Le Dogue Argentin s’avère être un outil précieux pour enseigner à vos enfants le respect, l’empathie, le sens des responsabilités et la douceur. Ces qualités leurs seront utiles toute leur vie durant. Ce lien riche qui unit "Enfant et Dogo" dure toute la vie.

 

Photos : Baya & Baïla du Site "Dogue Argentin à l'Adoption"

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18 mai 2011 - Publication de la dernière enquête de l'InVS        

 

L'InVS vient de faire paraître les résultats de son enquête détaillée, menée en collaboration avec l'association de vétérinaires comportementalistes Zoopsy, dans 8 hôpitaux français entre mai 2009 et juin 2010. Aucun lien n'a été trouvé entre la gravité de la morsure et le type du chien mordeur.

Chaque année, plusieurs milliers de personnes se présentent aux urgences des hôpitaux après avoir été mordues par des chiens. Certaines auront besoin d'une hospitalisation.

En 20 ans, 33 personnes sont mortes des suites de morsures, parmi elles 21 avaient moins de 15 ans et la moitié (16) avaient moins de 5 ans.

Les jeunes enfants sont les principales victimes et sont souvent attaqués à la tête, qui est à la hauteur du chien. Les adultes sont davantage blessés aux bras et aux jambes.

Les Bergers allemands sont en tête du classement des races coupables de morsure. Viennent ensuite le Labrador et le Jack Russel. Le Rottweiler arrive en sixième place. (le Berger Allemand étant la race de chiens de taille moyenne la plus répandue en France, il n'est pas étonnant que les morsures soient signalées comme provenant d'un chien de cette race ou très proche morphologiquement. Il y a plus de 11 000 naissances  de Berger allemands de race enregistrées par an en France depuis plusieurs années, auxquelles s'ajoutent les croisés berger).

Il faut rapporter cette fréquence au nombre global de chiens : le Berger allemand est le chien de race le plus fréquemment rencontré. Le labrador arrive en quatrième position des races moyennes, le Jack russel est en huitième position toutes races confondues. Le Rottweiler est au delà de la vingtième place... Et ces chiffres sont ceux des naissances de chiens de race, qui ne représentent qu'une petite partie des chiens vivant dans notre pays.

Les morsures sont généralement commises par un chien connu, ont souvent lieu dans une maison (68 %).  Les enfants sont mordus après avoir énervé le chien, les adultes le sont souvent en tentant d'interrompre une bagarre. Il y a plus de morsures en été, et un peu plus de10% des 413 morsures répertoriées dans l'étude ont été causées par des chiens malades (blessure, arthrose, cécité, otite, cryptorchidie..).

Mais dans un cas sur deux le chien a attaqué sans raison compréhensible pour un humain.

Les statistiques le prouvent donc une grande variété de races de chiens est responsable des morsures enregistrées dans le monde. Interdire les chiens de type pitbull est-il donc vraiment une solution afin de faire baisser le nombre de cas de morsures ou de la simple discrimination raciale ?

Date de dernière mise à jour : 06/06/2014