Galgoseespagnepetition

L'Espagne est l'un des derniers états membres de l'Union Européenne à autoriser la chasse au lapin sans fusil avec lévrier. Dans ce pays, les lois de protection animale ne sont généralement pas respectées et ce dans l'indifférence des autorités publiques.

Galguerosespagne

Les galgos sont des lévriers sensibles, doux et pleins de tendresse, en un mot, d'adorables chiens de compagnie. Mais, en Espagne, ils sont principalement utilisés pour la chasse et parfois aussi pour des épreuves de course non-officielles.
 

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Les galgueros, leurs maitres, sont des chasseurs mais excellent aussi souvent dans l'activité de bourreau. Pendant leur courte " carrière ", qui ne dépasse généralement pas deux ou trois ans, les galgos sont souvent maltraités, mutilés et affamés. En fin de saison de chasse (ou même avant, si le lévrier se révèle être un piètre chasseur), les galgueros se débarrassent purement et simplement de leurs chiens :
 

- soit en les massacrant et, dans ce domaine, leur imagination fertile de tortionnaire est sans limite
. ils les mutilent (œil arraché ou crevé, truffe râpée, brulures, coups et blessures ….) avant de les mettre à mort
. ils les pendent, souvent selon la technique dite du pianiste ou de la dactylo qui entraine une agonie lente et particulièrement douloureuse
. ils les noient
. ils les laissent mourir de soif et de faim après les avoir jetés au fond d'un puits ou abandonnés attachés dans la nature
. ils les brulent vifs
. ils les trainent, jusqu'à ce que mort s'en suivre, derrière une voiture lancée à pleine vitesse
. ils les forcent à boire de l'eau de javel ou de l'herbicide
. ils les battent à mort
- soit en les abandonnant dans la nature ou dans des " perreras ", sorte de refuges-mouroirs, où ils finissent par être euthanasiés

En dépit du travail colossal accompli par les associations, espagnoles ou européennes, de protection des galgos, seuls quelques uns de ces lévriers sont sauvés puis adoptés.

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C'était un bout de terrain presque plat, une saignée dans la forêt, les hommes étaient là, en groupe. Ils fumaient des cigarettes mal odorantes qu'ils roulaient tout en plaisantant. Nous, les galgos, on était au pied. Les oreilles agitées, attirées par les mille bruits de la forêt. Un peu excités aussi, par l'odeur du lapin qui était là, à quelques pas, dans la cage grillagée. On sentait sa peur. Elle nous attirait, comme un aimant.

Les hommes se sont mis en rang, chacun avec un galgo serré entre leurs cuisses, les colliers de corde ou de fil de fer étaient solidement tenus. Le mien entrait douloureusement dans la peau de mon cou. Puis, ils ont ouvert la cage. Affolé, il a surgi à la vitesse de l'éclair. Au signal, les galgueros ont lâché les colliers. J'ai ressenti une vive douleur à la queue. Pour me faire " démarrer " plus vite, mon maître l'a entaillée avec son couteau. Comme mes frères de course, je porte des dizaines de stigmates de ces coupures. Cela ne me fait pas courir plus vite, mais mon maître ne semble pas s'en rendre compte.

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Alors, j'ai couru. Couru de toutes mes forces, couru de tout mon être. Je voulais l'attraper cette petite boule de fourrure beige qui s'agitait frénétiquement devant nous, changeant sans cesse de trajectoire pour nous tromper. Le sang battait à mes tempes et je sentais l'air s'engouffrer dans ma large poitrine après les premières secondes où j'avais retenu mon souffle. Mais je suis un coursier. Un chasseur et un coursier, et je ne le quittais pas du regard. Je percevais son affolement. Les hommes criaient, tapaient dans les mains, criant les noms des chiens qui couraient pour eux. J'étais presque sur lui, je recevais de minces giclées de poussière soulevées par ses pattes.

Et puis, il y a eu cette motte de terre qui a cédé sous ma patte, j'ai perdu l'équilibre un instant, mais je ne suis pas tombé. Blas, un grand galgo noir en a profité, il m'a devancé et a attrapé le lapin. Il l'a secoué dans sa gueule, en sautant en l'air de plaisir. Je me suis approché, mais il a grogné. Il était le vainqueur. Les hommes sont arrivés en courant, ils ont retiré son trophée à Blas. Il a aboyé. Il a reçu un coup de fouet.

heragalgos.jpgMon maître était furieux, je l'ai vu donner des morceaux de papiers au maître de Blas. Il m'a attrapé par le collier, méchamment et a serré. J'ai gémi. Il m'a donné des coups de poings et des coups de pied. Ce n'était pas ma faute, je ne l'avais pas vu cette motte de terre, et puis, le plus important c'était bien que le lapin qui s'était échappé ait été rattrapé. Même par Blas !

En revenant vers les voitures, j'ai aperçu Libra. Elle se traînait sur trois pattes. Elle était tombée. L'os sortait de sa patte arrière droite, juste au-dessus de la cheville. Son propriétaire, un gros chasseur du coin l'a insultée, puis il l'a rouée de coups de pieds. Chaque fois que les coups atteignaient sa patte brisée elle hurlait. Il riait et il tapait encore plus fort. Puis il a donnée un coup de talon sur son dos. Elle n'a plus bougé. Plus gémi. Mais j'ai vu ses yeux. Elle était encore vivante. Ils l'ont laissée là.

Il y avait de la bière, les hommes ont bu en plaisantant. Le soleil commençait à chauffer. Mon maître m'a attaché au bout d'une corde et il m'a entraîné vers la voiture. Je suis monté à l'arrière, aidé d'un bon coup de pied dans les reins. Tout en conduisant, très vite malgré l'état de la route, il n'a pas arrêté de hurler après moi. De m'insulter. De temps en temps il se retournait et me frappait avec un bâton qu'il a toujours avec lui. Arrivé à la ferme, il m'a attaché. Très court. Je ne pouvais pas atteindre la vieille bassine pleine d'eau sale dans laquelle je bois habituellement. Il est rentré. Je l'ai entendu hurler encore. 

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Puis il est sorti, avec un fouet et il a commencé à me frapper. Je ne pouvais pas m'enfuir, tout au plus me rouler en boule. Le fil de fer m'étranglait et je suffoquais tandis que les coups pleuvaient sur mon dos, sur mes flancs. Pourquoi ? Au bout d'un moment il s'est calmé. Il est rentré. Le soleil cuisait mes plaies, les mouches se posaient sur moi, mais je n'avais même plus la force de les chasser.

Nina, une petite galga est venue lécher mes plaies. Je n'ai pas réagi. Cela apaisait un peu la brûlure. Mais elle ne pouvait rien faire pour ma gorge serrée et desséchée par la soif. Nina est là depuis longtemps, elle fait souvent des petits. Ils partent très vite. Elle est vieille maintenant, elle est très maigre. Elle est là depuis au moins cinq saisons de chasse. La journée a été longue. Le maître est parti à la chasse, avec Nina. Au soir il est revenu. Seul. Je ne disais rien, je ne faisais aucun mouvement, comme si j'avais voulu me confondre avec le sol. Mais il est revenu vers moi. Il m'a craché dessus et donné un coup de sa botte ferrée.  Toute la nuit, j'ai grelotté, de froid, de fièvre, de douleur. Les tiraillements de ma peau déchirée rendaient chaque mouvement douloureux. Même respirer devenait un calvaire.

galgos6.jpgAu matin, il est venu vers moi, il avait une longue corde. Il m'a détachée, a passé la corde dans le fil de fer qui me sert de collier et il m'a traîné. Je pouvais à peine me tenir debout. Il m'a attrapé par le cou et par une patte et m'a jeté dans la voiture. J'ai hurlé. Il a ri. J'avais mal. Mais son rire m'a rassuré. En général, quand il rit, il ne frappe pas trop longtemps. Ou moins fort.
Il a pris un chemin de montagne, un de ceux que nous prenons quand il m'emmène chasser. Mais jamais je n'aurai la force de chasser. Je ne peux même pas me remettre debout dans la voiture. J'ai glissé entre les sièges, sur le plancher et je ressens tous les cahots de la route empierrée.

Il fait beau. Au loin j'entends des oiseaux chanter. Une abeille est venue se poser sur ma truffe. Je ne pouvais même pas la chasser. Elle s'est envolée. Il doit y avoir pleins de lapins par ici. Je sens l'odeur de leurs crottes. Il arrête la voiture. Il sort et fume une cigarette. Par la fenêtre j'aperçois la fumée bleutée qui s'élève, mais je ne le vois pas, ma tête posée sur le plancher de la voiture. J'entends sa botte qui racle le sol. Il écrase sa cigarette. Il fait toujours cela. Il ouvre sa porte et se saisit de la corde et il tire d'un coup sec. La douleur est fulgurante. Mon souffle est coupé. Il empoigne sans ménagement la peau de mon dos, comme le faisait ma mère lorsque j'étais chiot. Mais il me fait mal. Je ne suis plus un chiot. Il me jette part terre et il me traîne en me tenant par les pattes. Ma langue sort de ma bouche, je n'ai plus de salive et la douleur de ma gorge est comme un fer rouge. Il s'arrête enfin. Je sens alors les cailloux coupants du chemin qui ont ravivé mes plaies. Il me regarde. Me donne un coup de pied dans la mâchoire. Pourquoi fait-il cela ?

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Puis il saisit le bout libre de la corde et il le lance dans un arbre, en travers d'une branche. Je ne comprends pas ce qu'il veut faire. Puis il se met à tirer. J'essaie de bouger, de me mettre sur mes pattes, mais je suis trop faible et je retombe, sans force. Il tire toujours, je sens ma tête qui s'élève, la pression sur ma gorge est horrible. J'essaie d'aboyer mais je ne peux pas. Il tire encore, mes pattes de devant quittent le sol, je sens mes vertèbres tendues à se rompre. Ma tête est rejetée en arrière.

Et j'aperçois Nina. Elle est là. A quelques mètres. Son corps noir et blanc tournoie à un mètre du sol. Sa langue sort entre ses lèvres et des babines retroussées lui font un rictus menaçant, elle qui n'a jamais résisté.

Mes pattes arrière touchent le sol. La souffrance est de plus en plus horrible. Mes antérieurs griffent désespérément l'air, je me débats, en vain. Mes cuisses sont tendues.Je veux vivre !
Je sens la tétanie qui les gagne, mes muscles tremblent. Le maître a allumé une cigarette. Il regarde. Il parle. Il me demande quel air je suis en train de lui jouer sur mon piano. Je ne comprends pas. L'air passe de plus en plus difficilement dans ma gorge. Une de mes pattes arrière vient de céder. La pression se fait encore plus forte sur mon cou. Je sens l'odeur des arbres, de la sève. Mais aussi l'odeur de l'homme, sueur, alcool, tabac et essence. Une odeur que j'ai appris à craindre. Il rit. Ma vision s'obscurcit. L'air ne passe plus. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Les oiseaux qui s'étaient tus se sont remis à chanter. Le soleil est haut dans le ciel. Je sens sa chaleur. Mais je ne le vois plus. Je n'en peux plus. Trop mal. La délivrance.

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Pour bien comprendre le titre de ce texte, il faut savoir que lorsqu'un galguero pend son chien, s'il a bien chassé ou bien couru, il s'arrange pour que sa mort soit rapide. Si, au contraire, le chien a mal chassé ou l'a déshonoré en perdant une course, il doit souffrir le plus longtemps possible. Le chien, pendu avec les postérieurs touchant le sol, pourra mettre des heures à agoniser. Ses antérieurs qui s'agitent évoquent, pour les galgueros, les mouvements d'un pianiste sur son clavier. Ils utilisent aussi le terme de " Dactylo ".
Ces gens ont décidément beaucoup d'humour…

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Cette situation ne peut plus durer. Il faut mettre un terme immédiatement à cette coutume barbare. Le lévrier doit être reconnu, en Espagne, comme un être vivant, avec toute la considération que cela implique. Dans ce but, nous avons décidé d’essayer de faire bouger les choses. De 2 manières, d’abord en diffusant cette information à un maximum de personnes dans le monde. Merci à vous tous d’informer tous vos contacts, tous vos amis.

 

 

 

 

Ensuite, en interpelant le gouvernement Espagnol, pour qu’il interdise ces pratiques et les punisse sévèrement. Dans ce but, nous allons mettre en place une journée internationale de défense des Galgos et des Podencos, courant 2013. Initialement prévue en octobre 2012, nous préférons attendre quelques mois de plus pour que l’impact soit encore plus fort. Pour que tous les Européens pointent en même temps le doigt de la honte vers les dirigeants Espagnols.Un jour d’union dans les rues, où toutes les associations qui se battent pour sortir ces animaux de l’enfer, pourront manifester sous leur propre banderole.

11-1.jpg https://6683.lapetition.be/

http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/sauvons-les-galgos-18.html?confirm=1

Conditionsviesgalgos

  A l'inverse des Galgos, les Podencos n’ont pas eu la chance d’avoir un lobby international pour leur défense et leur protection et sont donc condamnés à subir cette tragédie

Espagnegalgosdogobaila


(25/12/2013) - Génocide animalier en Espagne - Enorme Scandale sans précédent !     

LA SOUFFRANCE ANIMALE NE CONNAÎT PAS DE LIMITES !! PERRERA DE MAIRENA : CHIENS JETÉS VIVANTS DANS LES FOURS 
Des images ont enfin pu être prises et c'est un véritable massacre ! Les chiens sont jetés vivants dans les fours de crémation, des cadavres jonchent les sols, des chiens squelettiques, des plaies etc... Cette Perrera est une honte et cela se passe en Espagne. ... Pourquoi ? Pour le profit !!! Bénéficiant des dons, le directeur n'a que faire des animaux et les laissent mourir dans leurs boxes recouverts d'excréments...
 

 

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http://www.change.org/es/peticiones/spap-perrera-de-mairena-firmas-para-el-cierre-de-la-perrera-de-mairena?share_id=aqjNhVmedf&utm_campaign=autopublish&utm_medium=facebook&utm_source=share_petition

 

ou écrivez à :

☛ Susana Díaz la présidente de « la Junte d'Andalousie » qui est la chef de l'exécutif de la communauté autonome d'Andalousie :
http://www.juntadeandalucia.es/informacion/contacto.html

☛ ambassade d’Espagne :22, avenue Marceau 75381 Paris Cédex 08 Tél : 01.44.43.18.00 Fax : 01.47.20.56.69/01.47.23.59.55
Courriel : emb.paris@maec.es

☛ Parlement Européen : Représentation Permanente de l'Espagne auprès du Conseil de l'Europe : 24 allée de la Robertsau 67000 STRASBOURG (FRANCE) Tél : 03 88 36 36 20 Fax : 00 33 (0)3 88 36 70 63 email : spain.coe@wanadoo.fr M. Fernando ALVARGONZALEZ, Ambassadeur.

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Il était une fois...  

Je suis née en Espagne et, je suis née Galga…..
 
Je vis dans une cave nauséabonde et je suis exploitée pour faire des bébés mais tellement de bébés que mon lait ne les nourrit pas assez
On me prend mes bébés, je n’ai pas assez de force pour les en empêcher, je ne les revois jamais et ne sais pas ce qu’ils deviennent
Mais à entendre mes petits pleurer et crier, je sais qu’on ne leur donne rien de bon
Je pleure de tant de souffrance et, à nouveau, on me fait faire des bébés, encore et encore !
 
Et puis, un jour, Il vient me chercher et m’oblige à le suivre à coups de pieds 
Je vois pour la première fois, le ciel et sens le soleil sur ma peau si fine
Mes petits, pourquoi restent-ils là ? Laissez-moi mes bébés… je ne veux pas y aller
Alors, il me bat encore plus et me donne un grand coup de pelle sur les pattes avant
Je tombe a genou, je ne sens plus mes bras tant la douleur est vive et forte
Il me jette dans sa voiture et après avoir roulé et roulé, s’arrête, ouvre la porte, et me jette si fort dehors que je roule jusque dans le fossé
Mes pattes avant sont cassées, je ne peux courir derrière la voiture
 
La nuit tombe, je suis seule et ne peux pas encore bouger, j’ai si mal
Ho ! j’ai faim, oui, je n’ai pas mangé depuis plusieurs jours si ce n’est ce croûton de pain sec que l’on m’a jeté quand je nourrissais mes petits
Mais, je connais la faim, ce n’est pas le plus terrible.
Bien sûr, j’ai froid aussi, c’est l’hiver encore et le fossé est humide mais il a quelque chose de confortable ce fossé
 
Le plus terrible, c’est cette douleur aux pattes, je n’arrive plus à me mettre debout.
Mes bras sont bizarres et lorsque j’essaye de me lever, je tombe sur le nez, que m’arrive t’il ? j’ai si mal
Je vais rester allongé ici, je vais m’endormir et m’en aller en douceur, au pays où il fait bon rêver
 
Des chuchotements me réveillent, j’ai peur, que va-t-on me faire encore ?
Une main s’avance vers moi et je ferme les yeux pour amortir le choc, je n’ai plus de force pour fuir mais pas de coup cette fois
La voix me dit qu’on va m’emmener et me soigner, la main me caresse tout doucement, me porte et m’emmène dans un endroit où il y a beaucoup de galgos et galgas, comme moi
 
Que c’est agréable de se faire soigner, je n’ose pas bouger
Bientôt, je vais pourvoir courir, mais, maintenant que je tiens debout, je suis enfermée dans une cage avec d’autres chiens
J’ai compris, je suis dans un « refuge », cet endroit où on nous protège, nous soigne, nous nourrit et, un jour, quelqu’un nous emmènera dans un pays où il fait bon vivre pour nous
Les galgos que nous sommes
Un pays où nous ne serons plus battus, un pays où nous serons submergés de caresses et de baisers
Oui, oui, çâ existe dans ce pays
Ici…. ils nous le disent sans cesse
 
Mes copains de cellules partent les uns après les autres, d’autres arrivent.
La voix me dit qu’un jour, mon tour viendra, que quelqu’un me trouvera jolie et m’emmènera et que moi aussi on m’aimera et on me caressera
Alors, j’attend, même si, petit à petit, je me désespère de voir mon tour venir, j’attend patiemment et gentiment
 
Mais personne ne vient pour moi, la Galga
Je reste des mois, des années dans cette cage d’où je vois le défilé des départs de mes compagnons d’infortune
Pourquoi pas moi ? Qu’ai-je fait pour que l’on m’ignore aussi longtemps ?
Je vis désormais au fond de mon box, je ne bouge même plus lorsque quelqu’un passe ou vient chercher un de mes congénères
J’ai compris que je ne partirai jamais de ce pays
Je suis si triste , j’aurai tellement espéré être aimée
 
Et oui, je les entend parler, je sais que je vais mourir ici, en Espagne
Dans cette cage où jamais je n’aurais connu l’amour d’un maître, la douceur d’un foyer, les balades en famille, le confort d’un panier, la chaleur d’une couverture 
Je ferme les yeux, je suis si fatiguée que je n’arrive plus à rêver de tout ça, ni même à l’espérer
 
Je sais pourquoi je suis ici depuis tant d’années maintenant
Il parait que je suis pourtant jolie, que j’ai l’élégance d’un beau lévrier, l’allure fière, que j’ai une jolie robe bien brillante mais, ma robe est noire
Je sais que personne ne veut des galgas et des galgos avec cette couleur de pelage
Pourquoi ? Qu’avons-nous de si terrible ?
Nous les gentils lévriers, la couleur de notre robe ne change en rien notre caractère
Nous sommes doux et gentils que nous soyons roux, blanc ou noir
Nous adorons vos caresses, votre main frôlant notre peau, vos lèvres toutes douces se posant délicatement sur notre tête, que ça doit être bon
 
Je suis pourtant très gentille, obéissante, câline
M’ai mes deux pattes avant qui se sont bien ressoudées et je peux marcher et courir en compagnie d’un maître jusqu’au bout du monde s’il le veut
Je lui serais reconnaissante à tout jamais de m’avoir donné un petit coin de paradis
 
Mais moi, la Galga noire, je n’ai pas droit au paradis parce que je suis noire
Je suis venue au monde en enfer, c’est là que je vis et c’est en enfer que je vais mourir
A croire que je suis née pour souffrir seule et mourir seule aussi
 
S’il vous plait, regardez moi, posez votre regard sur moi, donnez moi l’espoir de connaître le bonheur avant de quitter cette terre de souffrance
S’il vous plait, regardez moi, donnez-moi une chance, une toute petite chance, adoptez- moi 
Mais voilà, personne ne veut de moi simplement parce que je suis un lévrier noir
Je suis née en Espagne, je suis née Galga et je suis née Noire
 
Texte écrit par Fabienne Verbauwem.
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L'histoire de Dama
C'est la garde civile qui a prévenu le refuge : une galga, abandonnée, attachée court à un poteau, a mis bas. Deux de ses chiots sont déjà morts, il lui en reste 6, qu'elle nourrit avec tout son amour maternel.
Arrivée au refuge, une filaria sera détectée. Les petits doivent être sevrés au plus vite et être habitués à un lait de remplacement afin de débuter le traitement de Dama le plus rapidement possible
 
 
 
 

Galgos

Un galguero condamné pour avoir pendu ses galgos

Après deux ans d’attente, la sentence vient de tomber : un galguero est condamné à 7 mois et demi de prison pour avoir pendu ses galgos. De même, il lui est interdit d’exercer une activité en rapport avec les animaux pendant deux ans. Une grande première en Espagne qui marque un tournant dans notre combat contre cette pratique barbare.

C’était en mars 2011. Leticia, bénévole de EDL et d’une association hollandaise Baas Galgos, se promenait près d’un champs d’oliviers, dans un petit village près de Tolède, alors qu’elle exerçait ses fonctions dans la Guardia Civil. Tout d’un coup, elle sentit que la terre était meuble sous ses pieds. Intriguée, elle s’est mise à creuser jusqu’à ce qu’elle découvre trois cadavres de galgos. Leurs marques autour du cou étaient explicites : ces galgos avaient été pendus avant d’être enterrés. Par chance, deux d’entre eux portaient encore une puce électronique. Le coupable fut vite identifié. Leticia décida de porter plainte contre lui.

Lors de son jugement, il avoua de pas comprendre pourquoi il ne fallait pas pendre ses galgos dans la mesure où il n’en voulait plus. C’était une tradition transmise par son grand-père qui l’avait fait toute sa vie. Après tout, s’il les avait abandonné, ils auraient pu causer un accident !!!! Il reconnu aussi s’y être pris à plusieurs fois avant de les tuer dans des conditions si horribles qu’il refusa d’en donner les détails.

Située dans la province de Castilla-la Mancha, la région de Tolède est une des plus touchée par cette tradition. Le village de Fuensalida, où ces galgos pendus ont été retrouvés, est connu pour sa cruauté envers les galgos.

La nouvelle de cette sentence semble plutôt bien accueillie en Espagne. Certains galgueros se réjouissent même de cette condamnation car beaucoup d’entre eux désapprouvent ces pendaisons. Pour eux, ce serait un premier pas pour séparer le « bon grain » de l’ivraie…
 

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L'organisation Lévriers sans Frontières (LSF) oeuvre en faveur de ces animaux promis à une mort certaine. Elle organise le rapatriement en France des chiens, et leur placement dans des familles d'accueil, puis chez leurs adoptants définitifs.

Mais le but ultime de cette association est de ne plus avoir besoin d'exister, de ne plus avoir de chiens à sauver, en obtenant une loi interdisant la pratique de la chasse avec les Lévriers, ainsi que la fermeture des cynodromes commerciaux en activité.

LSF compte à ce jour 550 adhérents, 15 familles d’accueil, 30 délégués régionaux et de nombreux bénévoles, tous unis autour du même combat contre le sacrifice de milliers de chiens qui lorsqu'ils ne sont pas pendus parce qu'ils ont "déshonorés" leurs maîtres, sont battus puis abandonnés sans aucune pitié.

 

L'engagement d'Animo-shop

L'association peut également compter sur le soutien de la boutique en ligne Animo-shop, qui tout au long de l'année s'engage à vendre des croquettes à bas prix adaptées aux besoins de ces chiens : les Nutrivia chien sensible ou les Paradisio Croc pro.

L'enseigne vous invite à venir vous aussi en aide aux Lévriers martyrs d'Espagne en offrant des sacs de croquettes aux refuges qui les accueillent avant leur rapatriement, et qui manquent hélas cruellement de moyens. Animo-shop prend en charge la livraison de chaque sac.

Pour en savoir plus sur le martyr des Lévriers espagnols et les actions de LSF, rendez-vous sur le site Internet de l'association : http://www.levriers-sans-frontieres.com/

 

Date de dernière mise à jour : 06/04/2015